José Anigo : "Aujourd'hui j'ai compris qui dirigeait le Championnat de France, qui était le patron de la Ligue Nationale, et qui était le grand manitou du football en France. A deux journées de la fin Aulas a fausser le championnat. Tout le monde savait que Lyon allait évoluer à Lille en laissant la moitié de ses titulaires au repos. Personne n'a rien dit. Si Aulas n'est pas traduit devant le CNE c'est la porte ouverte à tout désormais. Et que l'on ne nous convoque plus pour un pet de travers. Ce soir j'ai envie de vomir quand je vois le traitement qui a été réservé non seulement à l'OM, mais aussi à Lens et à Rennes. Maintenant si je fais une association d'idées, je me rends compte que les deux frères Seydoux sont actionnaires de Lyon et de Lille. Dès lors il y a eu arrangement entre les deux clubs.
Pape Diouf : Je ne suis même pas déçu par ce qu'a fait Lyon ce soir. Je préfère ne pas qualifier ce que je ressens. C'est à la France du sport de se faire une opinion. Je laisse le libre arbitre aux gens prompts à actionner le Comité national de l'éthique. Avant le match de Paris, certains ont évoqué l'idée que nous avions faussé le championnat. Je peux maintenant retourner cela contre ceux qui nous l'ont reproché. Je pense que l'indignation requise est le fait de toute la France du football, la mienne n'apportera rien de plus.
Gérard Houllier : Je n'ai de leçon à recevoir de personne. Je n'ai pas bati une équipe en pensant à Rennes, Lens ou Marseille. A l'aller mon équipe avait perdu 3-1. Et si on regarde le résultat de Lyon ici la saison dernière, il n'y a rien de changé. L'Ol n'a pas l'habitude de gagner à Lille et ce soir j'ai aligné de nombreux internationaux. Ce n'était quand même pas l'équipe de CFA de Marseille. Vous ne voulez pas que je pleure parce que Lille nous a battus"
Claude Puel : Cette polémique ne m'intéresse pas. On a fait un super-match c'est tout. Là dernière fois, les Lyonnais étaient déjà partis en vacances, cette fois c'est l'équipe A' ou B, la prochaine fois ce sera autre chose.