Marseille a certes échoué en finale de la Coupe de France de football samedi face au Paris SG , mais n'a pas pour autant totalement perdu sa journée: la victoire de Lens contre Lille en Championnat lui laisse l'espoir d'accrocher une 3e place, antichambre de la Ligue des champions.
Il faudra donc attendre un peu plus pour rouvrir l'armoire aux trophées marseillaise, dont le coach Jean Fernandez pensait, avant cette finale ratée, avoir trouvé les clés.
Douloureux rappel statistique: le dernier titre marseillais remonte à 1993 avec le triomphe en Ligue des champions. Depuis, l'OM n'a fait que perdre ses finales, en 1999 et en 2004 en Coupe de l'UEFA, et samedi face à son vieux rival parisien, 15 ans après avoir échoué à ce même stade de la compétition face à Monaco.
C'est dire si cette nouvelle défaite accrédite, pour ceux qui veulent y croire, la thèse de la loi des séries.
Elle ne souffre pas, en tout cas, la contestation. Comme le résume fort bien le buteur parisien Vikash Dhorasoo, le Paris SG "ne s'est jamais vraiment senti en danger". Il aurait fallu en effet un OM de très haut niveau pour réécrire un scénario à la conclusion quasi-irrémédiable: un but encaissé en début de chaque mi-temps, le premier sur une faute de défense de Taiwo et le second pour avoir laissé Dhorasoo galoper sans interposition.
Objectif Ligue des champions
Une entame "calamiteuse" selon le président Pape Diouf, conjugué à la sortie prématurée de Pagis à la 37e minute et le travail en bonne intelligence de la défense parisienne ont donc coupé les ailes marseillaises et sapé le moral d'une équipe qui baignait dans une certaine euphorie défensive depuis quelques semaines.
"C'est un coup de bambou, on ne peut le nier", reconnaissait d'ailleurs Diouf, pendant que Fernandez livrait le mode d'emploi de toute finale: "celui qui l'emporte est celui qui commet le moins d'erreurs".
La possibilité d'un titre échappée, Marseille saura-t-il se relever sans traîner pour jeter ses dernières forces dans la bataille du Championnat? De cette capacité-là, à retrouver son jeu d'avant le Stade de France, dépend l'avenir immédiat du club.
Car la lourde défaite de Lille à Lens samedi en match avancé de la 36e journée de L1 (4-2) ouvre à l'OM de prometteuses perspectives. Une victoire à Auxerre mercredi placerait le club à la 3e place, synonyme d'un ticket pour le tour préliminaire de la Ligue des champions, ex-aequo avec le LOSC.
De quoi, au bout du compte, donner des moyens supplémentaires pour le recrutement, sur lequel les dirigeants marseillais s'activent actuellement sérieusement. Mais tout se jouera sur le fil... "J'y crois", affirmait Diouf samedi, qui disait aussi vendredi que cette équipe avait souvent manqué ses tournants dans la saison, avant de se "rebiffer" les matches suivants.